Communiqué juillet 2011
L’aveu
Les célébrations du « 23 juin » dans le canton du Jura ont donné lieu à quelques cérémonies du souvenir peu courues par une population revenue d’illusions nées de promesses sans lendemain.
Les propos de circonstance tenus par les membres d’autorités, ministres, députés, outre les habituelles redondances gratifiant l’Etat jurassien de toutes les vertus et grandeurs inégalées, ont eu pour cible la politique bernoise tendant à en finir avec la « Question jurassienne » par un vote clarificateur à l’horizon 2013.
Officiels ou non, les orateurs ont fait chorus pour dénoncer une « stratégie bernoise primaire » et rejeter, au nom de la démocratie ( !), le principe d’un scrutin qu’ils exigeaient hier encore dont ils reconnaissent que le résultat ne fait aucun doute.
Comprenne qui pourra, sinon que depuis tellement d’années le Gouvernement jurassien, aidé des séparatistes fanatiques présents dans le Jura bernois, revendique un territoire sur lequel il n’a aucun droit, alors même qu’il sait pertinemment que la population concernée s’oppose – et s’opposera formellement – à un transfert de souveraineté.
Faire pression, encourager l’agitation, leurrer ses propres citoyens, duper l’opinion suisse, falsifier l’Histoire, travestir les faits, chercher à abuser le Conseil fédéral sont autant d’éléments d’une imposture caractérisée. Autrement dit, les autorités cantonales jurassiennes agissent de mauvaise foi.
C’est gravissime et indigne de Confédérés. Quant à leur fixation sur le « cas particulier de Moutier », il s’agit d’un leurre de plus, destiné celui-là à saboter le processus conclusif préconisé par l’AIJ.
Mis au pied du mur, les annexionnistes utilisent Moutier pour empêcher l’adoption négociée des modalités d’une consultation populaire qui démontrera le caractère factice du différend qu’ils entretiennent au préjudice des deux Jura.
La comédie est à ce point flagrante que les hautes instances fédérales, dont le président de l’AIJ, le Conseil-exécutif, le Conseil du Jura bernois et naturellement, nos concitoyens et nos concitoyennes, ne peuvent que manifester leur réprobation à des acteurs impudents et tout compte fait malhonnêtes.
Force démocratique
